Dans le communiqué de presse de l’Elysée du 20 novembre dernier, paru suite à la rencontre du Président de la République avec les associations de protection de l’enfance pour célébrer le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, est annoncée l'organisation prochaine d’états généraux de l'enfance ayant pour objectifs «notamment d'améliorer la transmission de l'information préoccupante, prévue par la loi du 5 mars 2007, pour éviter que le nomadisme de certaines familles ne leur permette d'échapper au contrôle et à la surveillance des services sociaux ».
Au-delà même de la formule, qui n’a pas manqué de heurter et de faire réagir tout le secteur associatif et les professionnels, il faut s’interroger quant à l’opportunité d’une question si technique dans des états généraux, mais aussi quant à sa finalité.
S’agit-il de revenir sur les modalités de transmission et de signalement des situations d’enfants en danger ? N’est-ce pas conforter le doute, voire la suspicion, que certains peuvent avoir à l’encontre de l’information préoccupante en fixant l’objectif d’un meilleur contrôle des familles ?
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